AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Morgane

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Morgane
{Membre}~>Humaine<~Empire
avatar

Féminin
|| Age : 24
|| Date d'inscription : 08/02/2015
|| Nombre de messages : 3


MessageSujet: Morgane   Dim 8 Fév 2015 - 4:46



Modèle
De Présentation


La présentation est un passage important pour votre acceptations sur le forum. Pour être validé il vous faut remplir la fiche ci-dessous. Le nombre de lignes indiqué devra être respecté, et n'oubliez pas le code qui est à trouver dans le règlement Smile




Qui es-tu ?
Who is you ?



Poste Vacant [] Inventé [X]


|| Nom :
|| Prénoms : (Pas plus de trois) Morgane
|| Surnoms :
|| Age : 24 ans
|| Rang :(Dragonnier ; Roi ; Serviteur...) Dame de cour, accessoirement Princesse.
|| Race :(Elfe ; Humain ; Nain...) Humaine
[/list]





Nos yeux
Sont le reflet de notre cœur.


|| Caractère :
(Minimum 10 lignes. Le caractère est quelque chose de complexe. Il n'y a donc pas de je suis gentil ou méchant. Le caractère à plusieurs face. A vous de les décrire).

|| Physique :
(Minimum 10 lignes. Décrivez son apparence, son visage, ses préférences vestimentaires).





A chacun
Son histoire


Le regard perdu dans le vague la petite fille secoua la tête ses cheveux trop fins tombèrent devant ses yeux, elle ne tenta pas de les repousser. Assise dans son coin elle posa son menton sur ses genoux. Mettant une main sur sa bouche elle se retint d’éternuer. Bientôt elle serait trop grande pour se réfugier dans cette cachette, comment se cacherait-elle de sa mère alors ?
Elle sursauta lorsque quelqu’un ouvrit la porte du petit placard dans lequel elle s’était réfugiée.

« Ce n’est que moi Morgane. » La voix grave et chaleureuse de son père lui arracha un mince sourire. « Si tu venais par-là princesse. » La petite se glissa hors du placard pour aller s’asseoir sur les jambes de l’homme qui l’avait élevée. Il n’était pas réellement son père, elle l’avait compris assez tôt quand sa mère le lui avait craché à la figure si gentiment. Doucement il lui caressa la joue, elle trembla avant de se blottir contre lui. « Ses colères ne durent jamais bien longtemps. » Il défendait toujours sa femme. Toujours. Alors que tous savaient qu’elle le trompait avec n’importe qui, Morgane l’avait découvert par hasard, un souvenir aussi traumatisant que douloureux, en témoignage il lui restait une légère cicatrice sur la tempe.

« Je l’aime pas. » Cette affirmation lui semblait légitime et naturelle, ce n’était qu’un sentiment partagé. Sa génitrice l’accusait bien assez souvent d’avoir gâché sa vie et sa jeunesse. Ce n’était tout de même pas de sa faute si sa mère avait la cuisse plus légère qu’un pétale. Il était triste que même la fillette d’une dizaine d’années s’en rende compte.

« Ne dis pas ça princesse. Ce n’est pas vrai. » Elle n’eut pas la force de le contredire. Il disait ça avec beaucoup trop de ferveur, son amour l’aveuglait.


*

* *

Du bout des doigts elle effleura le visage froid. La mort imprégnait lentement son cœur le rendant aussi froid que celui du défunt. L’image des ténèbres éternelles imprégnaient son âme. A quatorze ans elle se penchait au-dessus du cercueil pour déposer un baiser sur le front de son père. Les larmes chaudes roulaient sur ses joues alors que les sanglots s’étouffaient dans sa gorge, elle se laissa glisser au pied du catafalque. La tête contre le bois elle pleura, si ses larmes avaient été des lames elle lui aurait lacéré le visage. La nuit enveloppait la demeure, la seule lumière qu’elle possédait était la flamme vacillante d’une bougie qu’elle avait posée près d’elle, ses pieds étaient glacés, tout comme son corps, engourdis par le manque de chaleur.
Après un moment qui lui sembla une éternité elle s’endormie dans cette position sans même s’en rendre compte. Epuisée par les pleurs et la douleur, terrassée par la faim.

Elle grogna légèrement lorsqu’on la secoua d’une poigne de fer. Ses yeux s’ouvrirent pour se refermer, la lumière du jour nimbait la pièce. Morgane frotta ses paupières pour poser son regard sur son frère paniqué. Il la secoua jusqu’à ce qu’elle se mette debout. La jeune fille prit ses mains pour le calmer.

« C’est bon Ifan. Je suis debout. Ne t’inquiète pas. » Elle frotta ses doigts entre les siens tout en prenant conscience qu’ils n’avaient pas le droit d’être là. Son frère était un simple d’esprit, si cela n’avait tenu qu’à sa mère elle l’aurait noyé à la naissance. Sur tous les enfants qu’elle avait eues seul quatre avaient survécu, et il était peu probable que leur père fut réellement le père. C’était une triste réalité. Le corps dans le cercueil prouvait que l’amour n’apportait rien de bon, seulement la misère. Morgane reporta son attention sur son frère. Serrant son bras elle l’entraina vers la sortie.
Elle renifla en voyant sa mère apparaitre dans son champ de vision, évidemment. « Retourne dans ta chambre Ifan, je viendrais te voir. » Maintenant c’était à elle de s’occuper d lui, de veiller à ce qu’il ne lui arrive rien. Il la regarda un instant avant d’obéir.

« Viens ici. » La voix froide de sa mère manqua de la faire soupirer, il y avait bien longtemps que cela ne prenait plus avec son ainée. Néanmoins Morgane s’approcha. La gifle ne la fit même pas réagir, elle se contenta de fixer sa mère sans ciller, la regardant dans les yeux.

« Puis-je aller m’habiller mère ? » Seconde gifle. Elle ne broncha pas. Contournant sa génitrice elle prit la direction de sa chambre. De justesse elle retint un cri quand sa mère la tira vers elle une main tenant fermement ses cheveux.

« Depuis le jour de ta naissance tu n’as de cesse de me gâcher la vie ! » La même sérénade. Encore. Morgane leva les yeux au ciel malgré la douleur de son cuir chevelu. « Tu es un monstre ! Comme le montre si bien tes yeux ! » Sa mère la secoua lui arrachant un couinement de douleur.

« Tu as dit cela à Morzan quand il était entre tes cuisses ? » La réplique cinglante lui valut une nouvelle gifle. Beaucoup trop répétitif. L’éclat de la dague la fit sursauter. Sa mère l’accula au mur approchant dangereusement la lame de l’un de ses yeux. Le souffle court Morgane repensait à ses yeux vairons, dissemblables, que la femme haïssait tant.

« Un œil te suffira amplement. »

Pour la première fois les paroles de sa mère se répercutèrent au plus profond d’elle. Son cœur battait à lui rompre les os. Son sang glaçait ses veines brulant sa peau. Avant que l’arme n’atteigne son but elle frappa sa mère au ventre grâce à son genou. Lorsque la femme eut lâché prise Morgane s’élança dans le couloir jusqu’à la sortie. Il fallait qu’elle s’en aille. Qu’elle fuit.

Les branches écorchaient sa peau déchirant sa chemise de nuit par endroit. Ses pieds étaient douloureux, en sang. Elle titubait plus qu’elle ne courrait, hoquetant. Après de longues minutes de course effrénée elle s’écroula dans la boue le corps secoué de spasmes. Un vague instant elle espéra pouvoir mourir là.
Le bruissement des feuilles la fit légèrement se redresser. Des jupons apparurent dans son champ de vision, si bien qu’elle eut un mouvement de recule avant de se rendre compte qu’il ne s’agissait pas de sa mère. La femme s’accroupit près d’elle, sa chevelure de feu ondulant dans son dos, ses yeux brillant comme saphir la transperçant de part en part. Elle était belle. Morgane souleva le haut de son corps pour s’asseoir. Le regard froid elle ravala ses dernières larmes.

« Laissez-moi. » L’inconnue défit son châle pour le poser sur les épaules de la jeune fille.
« La forêt est dangereuse pour une si jeune demoiselle, surtout dans cette tenue. » Morgane su qu’elle pouvait lui faire confiance. Elle n’aurait pas pu dire pourquoi mais tout dans cette femme la poussait à l’apprécier.

« Je n’ai pas… J’ai… Je me suis enfuie… » Un rire doux jaillit des lèvres de la femme qui l’aida à se relever tout en l’attirant contre elle.

« Je n’y aurais pas pensé. » La moquerie fit presque rire la jeune fille qui se contenta de s’éloigner tout en serrant le châle chaud autour de ses épaules. « Je vais te préparer une tisane. Suis-moi. »

Sans attendre de réponse elle s’enfonça entre les arbres. D’abord paniquée Morgane entreprit de la suivre, de toute manière on avait déjà failli lui crever un œil aujourd’hui, pouvait-il exister pire ? Elle en doutait.
Ses pas la menèrent à une petite cabane sans prétention, l’intérieur était spacieux, chaleureux. Il y avait un tas de bric à brac étrange. La femme lui fit signe de s’installer dans un fauteuil pendant qu’elle faisait chauffer de l’eau au-dessus du feu qui crépitait dans l’âtre.

« Voudras-tu me raconter ? »

La jeune fille resta muette pendant que l’inconnue s’affairait autour du feu. Elle fit chauffer des galettes de mais qu’elle arrosa de miel. Après une demi-heure sans un mot, Morgane finit par tout lui raconter alors qu’elle engloutissait sa seconde galette. Les mots jaillissaient de sa bouche sans qu’elle sache comment. Cela semblait si facile qu’elle parlait sans s’interrompre, évoquant ses origines, les mœurs de sa mère, puis la mort tragique de celui qui l’avait élevée. La femme l’écouta avec attention, lui caressant les mains, un sourire triste flottant sur ses lèvres.
Morgane acheva son récit le cœur léger. Pour la première fois elle se sentait à sa place.


*

* *

Morgane s’éveilla en baillant, Elena lui souriait tout en jouant avec ses mèches de cheveux. D’un geste doux elle lui caressa la joue.

« Je n’ai pas osé te réveiller. » La jeune femme secoua la tête tout en s’étirant, l’air mordit sa peau nue mais cela ne la dérangea pas. A dix-neuf ans elle ne craignait rien blottie dans les bras de son amante. Elle lui embrassa furtivement l’épaule avant de sortir du lit.

« Je dois rentrer. » Ces quelques mots lui arrachaient la gorge. Le regard d’Elena s’assombrit légèrement avant de retrouver toute sa jovialité.

« D’abord, ravive le feu. » Morgane haussa un sourcil puis avec une moue moqueuse murmura un mot en ancien langage, les braises devinrent des flammes qui léchèrent le bois. Au-delà d’être une présence rassurante, celle qui l’avait un jour trouvée dans la forêt était devenue sa mentor, une magicienne qui avait appris assez de choses sur la magie pour lui enseigner des bases. Elle n’avait jamais cru posséder un quelconque don, et pourtant…
Rapidement elle enfila sa robe de la veille au soir. Avant qu’elle ne sorte Elena l’attira contre elle pour l’embrasser tendrement.

« Quand viendras-tu vivre avec moi ? » C’était impossible elle le savait. Il ne s’agissait pas que d’elle mais aussi de son frère, il était hors de question qu’elle l’abandonne.
Des coups à la porte les firent sursauter. Elena fronça les sourcils avant d’enfiler elle-même une robe. Les coups se firent plus forts, la femme grogna légèrement, elle détestait être dérangée. Morgane se cala dans un coin pour ne pas qu’on la voit une fois la porte ouverte.
Elle sursauta lorsque deux soldats entrèrent poussa la femme à l’intérieur, il en fallut de peu pour qu’elle trébuche et tombe. La plus jeune fut instantanément à ses côtés confrontant les deux hommes du regard.

« Que voulez-vous ? » Elle cracha le moindre de ses mots.

« Nous sommes là pour arrêter cette sorcière. » Morgane arqua un sourcil un sourire confiant ornant ses lèvres.

« Elle n’est en rien une sorcière, je peux vous l’affirmer. Qui plus est je suis la fille de… »

« Ils savent. » La voix lui fit perdre son sourire. Sa mère entra dans la cabane regardant autour d’elle avec un dégout qu’elle ne tenta pas de cacher. « Débarrasser vous de cette femme. » D’un geste nonchalant elle montra Elena tout en s’approchant de sa fille qui recula.

« Ne la touchez pas ! » La colère grondait en elle. Sa mère n’avait pas le droit !

« Elle a ensorcelé ma fille ! Regardez ! » Morgane écumait de rage, elle était prête à tous les faire bruler mais un regard de son mentor la fit se stopper alors qu’elle s’y préparait. On ne devait pas utiliser la magie pour faire le mal.
Elle fit un pas. Trop lente. La lame fourrageait déjà le cœur d’Elena.
Une.
Deux.
Trois.
Quatre.
Cinq.
Son hurlement déchira le ciel. Elle voulut se précipiter mais l’un des hommes la ceintura. Elle se débattit, cria, rua, frappa, hurla. Usant ses forces. Jusqu’à ce qu’un coup sur la tête la fasse sombrer dans l’inconscience.
Elena était morte. Ce fut sa dernière pensée.


*

* *
Le cœur aussi lourd qu’une pierre et les doigts engourdis Morgane n’était que spectatrice de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Son esprit ne voulait pas assimiler les choses.
Pendant un an sa mère l’avait enfermée dans sa chambre, la privant de l’extérieur, seul son frère venait passer ses journées avec elle.
Aujourd’hui elle se retrouvait enchainée à un homme dont elle ne connaissait rien. Son corps trembla. Il avait peut-être l’air charmant, mais quelque chose en lui ne lui plaisait pas. Elle ne voulait pas qu’il la touche.
Les choses se passeraient mal, elle le sentait. Un dernier signe de main à son frère et elle s’enfonça vers l’inconnu. L’image d’Elena hantait encore ses nuits. Et celle-ci ne serait pas de tout repos.


*

* *

Accoudée à la fenêtre Morgane regardait dehors, son époux ne rentrerait pas avant deux jours. Après un an de mariage elle avait appris à l’éviter autant que possible, il n’avait rien de charmant en privé, il était même exécrable, à croire qu’elle attirait tous ceux qui ne la supportait pas.
Elle se tourna vers la servante qui regardait ses pieds, mal à l’aise. Doucement elle s’approcha caressant le visage de la jouvencelle.

« Tu n’as rien à craindre de moi. » Son mari connaissait ses travers mais ne disait rien, plus affecté par le fait qu’elle ne lui donne pas d’héritier, si seulement il savait qu’elle faisait tout pour ne pas tomber enceinte. « Tu peux disposer, je te ferais venir au besoin. » Une petite nouvelle qui s’empressa de déguerpir. Morgane laissa échapper un long soupir d’agacement. Elle s’ennuyait.

Le soir vint plus vite qu’elle ne l’avait espérer. Des bruits de sabots dans la cour lui firent tendre l’oreille. Elle sortit de son lit assez rapidement pour voir son époux descendre de cheval et entrer dans la demeure, visiblement furieux. Morgane serra les dents, elle n’avait pas eu le temps de prendre ses herbes, un juron lui échappa. Pourtant elle accueillit son mari avec un sourire faux plaqué sur les lèvres.
Il lui jeta un petit sachet à la figure, elle pâlit légèrement en voyant les herbes qu’elle prenait.

« Je t’ai passé tous tes caprices, je t’ai même laissé flirter avec tes servantes ! » Des reproches. Elle accusa le coup sans broncher, au moins sa mère lui aurait appris cela.

« Je ne veux pas d’enfants. » Elle n’avait pas l’âme d’une mère.

« Ce n’est pas ce que je te demande ! » Le coup de poing la fit tituber. Il la saisit par les poignets pour la jeter sur le lit sans ménagement. Elle écarquilla les yeux le souffle coupé par la surprise. Il était désagréable mais n’avait jamais été violent.
Elle le frappa, le mordit, mais rien n’y fit. Il l’immobilisa. Elle tremblait de tout son corps, hurlant et se débattant.
Cette nuit-là elle se pelotonna sous ses draps regrettant de ne pas avoir suivie Elena lorsqu’elle avait quatorze ans…

*

* *


Une grimace déforma ses traits alors qu’elle regardait son ventre arrondis. Elle détestait ça. La grossesse était la pire des tortures.
Avec un reniflement elle versa un liquide translucide dans sa tisane. L’odeur était à peine discernable. Après une inspiration elle avala le tout d’une traite. Personne n’était obligé de savoir. Elle ne voulait pas être mère, elle ne se forcerait pas à l’être.

Il fallut plusieurs minutes avant de ressentir un vertige, puis les premières douleurs. Elle crut pouvoir regagner son lit mais elle s’écroula avant. On lui arrachait les entrailles, la brulant de l’intérieur comme un feu intense qu’on ne pouvait pas éteindre.
Morgane hurla. Puis tout se passa sans qu’elle se rende compte. Les servantes autour d’elle, l’agitation, la peur.

Elle ne serait pas mère.

*

* *

Elle caressa le visage blanc. Cela avait un gout de déjà vu, une impression désagréable de revivre une même scène. Ses doigts se crispèrent et elle sortit de la pièce froide, sa mère l’attendait dans son bureau comme elle se plaisait à l’appeler.
Morgane y entra avec nonchalance, une étrange sensation au cœur.

« Sais-tu que ta plus jeune sœur a eu un petit garçon ? » Elle haussa les épaules. Sa mère voyant en cela un échec, pour elle il n’en était rien.

« Tu m’en vois ravie… Explique moi plutôt ce qui est arrivé à Ifan. » Son frère était désormais mort et elle voulait savoir pourquoi.

« Il est tombé, sa tête a cogné un meuble. Un tragique accident. » Morgane sentit son corps tout entier se raidir. Impossible. Cette manière de terminer sa phrase, le léger sourire. La jeune femme bouillait. Sa mère avait osé. Sans attendre elle la regarda d’un œil mauvais.

« Tu l’as poussé. » Elle ne nia pas levant les yeux au ciel.

« Il était encombrant… »

Les lèvres pincées Morgane décida d’oublier tous ses principes. La furtive image d’Elena traversa son esprit avant qu’elle ne murmure ce simple mot « brisingr » sa mère s’embrasa. Littéralement. Elle hurla à plein poumon suppliant sa fille. La femme la dévisagea sans ciller, ce fut à elle de sourire. L’odeur de la chair carbonisée lui donna un haut le cœur mais elle tint bon le corps de sa mère se contorsionnait sur le sol lui donnant toute la satisfaction dont elle avait besoin.
Les serviteurs arrivèrent, ils tentèrent de stopper le feu mais c’était trop tard.
Morgane se détourna le cœur léger, un sentiment de puissance irradiant dans ses veines. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait.

*

* *

Son époux entra en claquant la porte. Morgane ne prit même pas la peine de quitter son livre des yeux.
Il le lui arracha des mains. Elle l’accusa du regard.

« Tu m’épuises Morgane. » Ce n’était pas une grande nouvelle. Elle ne répondit pas. Il lui caressa la joue. « Je vais avoir besoin d’une nouvelle épouse. » A peine eu-t-il prononcé ces mots qu’elle comprit. Avant que la lame ne plonge dans son cœur elle esquiva. Heureusement elle avait appris quelques passes rudimentaires dans le maniement des armes. La colère traversa son regard.

« Ne crois pas te débarrasser de moi si facilement. » Elle avait empoigné la dague qu’elle gardait entre les plis de sa robe. Son époux la fit reculer jusqu’au mur, il leva le bras. Erreur. « Letta. » Il se figea sur place, le regardant dans les yeux Morgane lui trancha la gorge d’un geste sec avant de relâcher son sort. L’homme tomba à genoux tentant de retrouver sa respiration alors que le sang se déversait sur le sol sans discontinuer. Il convulsa alors qu’elle le regardait mourir le regard empli de souffrance. Après quelques minutes son corps s’effondra dans un dernier spasme.
Couverte de sang Morgane ouvrit la porte, elle interpella deux serviteurs au coin du couloir. Ils la dévisagèrent.
« Nettoyer moi ce qu’il y a dans la chambre. Si vous parlez à qui que ce soit, je dirais que vous êtes responsable. » Ils pâlirent avant d’aller s’exécuter.

Pour la première fois elle était maitresse de son propre destin. Elle regarda ses mains rouges et poisseuses. Elle avait la puissance nécessaire. Son père était le dragonnier le plus craint de toute l’Alagaësia, elle avait hérité de quelques dons.
Plus jamais personne ne lui marcherait sur les pieds. Maintenant elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Alors elle aurait ce que dorénavant elle désirait le plus au monde, tout.





Informations
Complémentaires


|| Dragon : (Si vous êtes Dragonnier.)
|| Sous serment ?: Oui [] ; Non [] (Si vous êtes Dragonnier)
|| Camp : (Varden ; Dissident ; Neutre)





Derrière
L'écran


|| Nom ou Surnom :
|| Présence sur le forum :(Êtes vous présents 7/7 ?)
|| Nombres de lignes en Rp :(Combien en faites vous ?)

|| Signature : (Votre pseudo.)
|| Code du règlement :

Revenir en haut Aller en bas
 

Morgane

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: ♦ L'adoubement ♦ :: ♦ Présentations-